L’ambassade de la république démocratique du Congo à Londres, située sur Gray’s Inn Road, dans le quartier de King Cross, a connu un incendie dans la nuit du samedi 26 mai au dimanche 27 mai 2007, nous apprend-t-on d’une source proche de la CCUK (Communauté Congolaise de UK). La même source affirme par ailleurs que l’ampleur des dégâts n’est pas encore connue.

 

Un témoin du quartier confirme qu’ils étaient réveillés par les sirènes des pompiers venus lutter contre l’incendie. Il ajoute que l’intervention des pompiers était rapide du fait qu’ils sont situés endéans 300 mètres de l’ambassade, à la station de Euston. « N’eut été la proximité du service d’urgence, les dégâts seraient incommensurables », termine-il.

 

La problématique est celle de comprendre l’origine de cet incendie. Deux théories viennent d’emblée à l’esprit : soit que l’incendie est accidentel, ou qu’il est provoqué. Dans le cas où l’incendie serait provoqué, la question qui mérite d’être posée est celle de savoir à quelle fin cela servirait-il ? D’autant plus que cette ambassade n’a absolument rien qui puisse attirer l’intérêt du commun des mortels. Elle est située dans un quartier célèbre pour le marché illicite de la drogue et la prostitution. Son bâtiment est le plus pauvre de toutes les représentations diplomatiques du Royaume-Uni. Le motif de cet incendie parait par conséquent politique.

 

Les congolais de Londres seraient entrain d’exprimer leur désapprobation sur la situation politique que les impérialistes occidentaux ont imposée à leur pays d’origine. Le sabotage de l’ambassade est sans doute le message clair que les congolais adressent au pouvoir d’occupation dans leur pays. C’est aussi le message que les combattants envoient au gouvernement Blair qui a soutenu et imposé l’usurpateur Kabila comme président du Congo. C’est enfin le signe des événements à venir si le cri du cœur du peuple congolais continue d’être ignoré.

 

Le Concert de Koffi annulé

 

L’artiste musicien Koffi Olimide n’a pu se produire à Londres au festival de la musique africaine. Son concert prévu pour le 26 mai 2007 au club Coronet qui se trouve au sud-est de Londres a simplement été annulé. Son producteur nigérian n’a pas pu soutenir le bras de fer qui l’opposa aux combattants de UK. Le pauvre monsieur était débordé par les appels téléphoniques et les menaces de toutes sortes l’appelant à faire le choix entre sa vie et la musique de Koffi. Et Koffi de son côté a glissé à son entourage qu’il n’était pas prêt à devenir l’ « Okitundu » de la musique congolaise. Malgré toute la publicité qui avait entouré l’événement, et le cachet perçu par Koffi par le truchement de son producteur de l’occasion Tata Mapasa, le concert a avorté et cela pour le bien de tout le monde. 

 

La tension à Londres était si montée que certains craignaient même que Koffi rentrerait à Kinshasa dans un cercueil. A voir combien les centaines des combattants attendaient à l’extérieur du club Coronet, nul ne présageait une soirée d’ambiance. Ce serait plutôt une soirée de combat. Ils étaient cette fois-ci venus de partout pour arrêter le concert de Koffi : Londres, Leeds, Manchester et Hull. Ce fut depuis 17hrs que le parage du club Coronet était surveillé alors que le concert était prévu pour 21hrs. Le producteur nigérian de Koffi n’avait même pas eu la courtoisie de placer un mot pour les nombreux clients qui se présentaient au concert. Les combattants étaient obligés d’expliquer aux pauvres gens que les congolais avaient annulé le concert pour raison des deuils provoqués par le criminel Nkundabatware au Kivu. « Koffi doit apprendre à ne pas jouer avec le feu », qu’il considère cela pour un conseil gratuit.


Babundeli Mboka

 

RESISTANCE CONGOLAISE