UNE COMBATTANTE DE LONDRES DEMASQUE LE COMPLOT CONTRE LES RESISTANTS

Londres, mardi 03 Juillet 07. Nous sommes aux environs de 19heures et demi, le climat est plutôt maussade avec des gouttelettes intermittentes de pluie. Des paisibles passagers voyagent dans un bus à moitié plein à Hackney, à l’est de Londres. Il s’agit de la ligne 236 qui relie Hackney à Finsbury park.

En bons gentlemen, les passagers observent un silence de tombe, sauf deux d’entre eux qui s’animent sans vergogne en lingala. Il s’agit des compatriotes Dan Ilunga et Etienne Ntambwe. Dan est pompeux dans ses explications. Il parle de combattants qu’il qualifie des voyous sans méthode de travail appropriée. Mr Ilunga vante la précision et l’organisation dans sa méthode de travail à lui. Il annonce sans coup férir que la fin des combattants est pour bientôt. Il enchérit qu’ils ont été à la police (avec qui ?) où ils ont dressé la liste des combattants avec noms, numéros de téléphone et adresses de domicile de certains. Il cite particulièrement les noms de deux combattants dont les détails complets sont avec la police. Il ajoute qu’il continue les recherches pour compléter les adresses des combattants qui manquent à la police.

Fier de son travail de renseignement et pour mieux épater son interlocuteur, Dan révèle qu’ils ont indiqué à la police l’endroit où les combattants se réunissent. La police leur a recommandé de réunir autant de renseignements que possible sur la prochaine réunion. Dan se pavane du raid qu’il effectuera avec la police au lieu de la réunion pour arrêter  les combattants. Il se réjouit de la qualité de son travail et annonce que certains seront surpris par la façon dont ils seront rapatriés à Kinshasa. Pour mieux déguster son plat de traîtrise, il enchaîne : « les combattants se croyaient malins, ils ne sont pas au courant de ce qui les attend ».

C’est alors qu’une dame assise à deux pas de là intervient : « ne vous en faites pas, nous sommes au courant puisque je suis moi-même combattante ». Eberlué, Dan a failli avalé sa langue ; il poussa un cri semblable à celui d’un chiot qu’on vient de piétiner. Le bus était à l’arrêt au moment de l’intervention de la brave dame. Avec panique Dan sauta à l’extérieur du bus sans même dire un mot à son compagnon de voyage. Etienne quant à lui s’approcha de la combattante et s’agenouilla presque pour expliquer qu’il n’en était pour rien, il ne faisait qu’écouter. Et la dame de lui répondre d’un ton ferme :  « sachez que les combattants sont partout et je pars de ce pas raconter votre plan aux autres ». Etienne se confondit en excuses et vanta son bulletin de bon citoyen n’ayant des problèmes avec personne depuis son arrivée à Londres voilà de longues années. Ne pouvant contenir pendant longtemps sa honte, il quitta le bus au prochain stop.

Quelques leçons méritent bien d’être tirées de cet épisode. Pourquoi Dan Ilunga joue-t-il au justicier alors que la police britannique est l’une des meilleures du monde ? Pourquoi ce monsieur devient tout à coup l’informateur de la police alors que lui-même n’est  ni témoin, ni victime d’une quelconque situation nécessitant l’intervention de la police. Cela devient tout à fait curieux que le nom de Dan Ilunga se répercute dans toutes les situations conflictuelles des combattants.

Il y a trois semaines, certaines sources allégeant que Dan est de paternité rwandaise, l’ avaient impliqué dans l’histoire de l’argent sale de Kanambe versé à Londres pour briser la résistance. Le même Dan est monté sur tous ses chevaux pour dénigrer les combattants dans l’émission DRC Time seulement 24heures auparavant. Et voilà que toujours le même Dan se trouve être l’informateur de la police britannique contre ses frères qui se sont mis debout pour la cause du pays. De là à penser que toute cette agitation de Dan sent vraiment du roussi et de l’anguille sous roche, il n’y a qu’un pas.

La grande conclusion qui sort logiquement de la confrontation de cette  brave dame avec nos deux bonshommes qui en sont sortis comme des poules mouillées, est qu’il est impossible d’arrêter un vent idéologique car nul ne sait de quel coté il souffle. Le vent de la Perestroïka peut en témoigner. On peut à la limite rectifier d’un degré-près la direction de ce vent, mais on ne saura jamais l’arrêter. C’est cela l’erreur que Dan et tout son camp sont en train de commettre présentement.

Un adage dit : « quand l’argent parle, même les anges écoutent ». Malheureusement, ce ne sont pas tous les anges qui se réveillent le jour suivant pour s’en réjouir. Surtout quand cet argent porte la marque du sang de 6 millions d’âmes congolaises. Et ce sont ces esprits qui sont éparpillés partout pour protéger les combattants.

Babundeli Mboka

RESISTANCE CONGOLAISE